MUSIQUE (Composition et histoire), AUTISME, NATURE VS CULTURE: Bienvenue dans mon monde et mon porte-folio numérique!

dimanche 8 janvier 2012

Bilan de début d'année

Vous pouvez maintenant voir des ajouts sur mon site,
aux pages Qui suis-je? et Musique autiste
(25 janvier 2012)

L'année 2012 étant maintenant entamée, c'est le temps d'un petit bilan de l'année écoulée. Pour moi, le fait marquant de 2011 fut la publication du livre Musique autiste (opus 41) *. Ce chantier a occupé une bonne partie de mon temps, avec le processus de correction du texte et celui de son édition, puis avec la sortie du livre à la mi-octobre et les nombreuses activités publiques qui l'ont suivie. Ces dernières se poursuivront en 2012 avec, notamment, un mois d'avril qui s'annonce chargé et excitant.

Cela dit, Musique autiste ne résume pas mon activité en 2011. Outre les cours donnés à l'UQÀM et autres activités professionnelles, cette année fut un grand cru en composition. En effet, j'ai composé trois nouvelles pièces représentant plus d'une heure de musique.

* Oui, je donne des numéros d'opus à mes livres. Ce sont mes «opéras»! Pourquoi des numéros d'opus? Je vous réfère à la page 170 de Musique autiste.

Sonate liturgique

Les deux instruments de ma formation musicale ont été le piano et le violoncelle: ce n'est pas un hasard si bon nombre de mes premières pièces (conservées ou envoyées au recyclage...) s'adressent à l'un ou / et l'autre de ces instruments. L'oeuvre la plus ancienne que j'ai conservée à mon catalogue est la Sonate romanesque (opus 1.1), la première de mes sonates pour violoncelle et piano qui fut suivie, quelques années plus tard, par la Sonate boréale, donc la deuxième sonate pour ce couple d'instruments. Il y avait très longtemps que je n'avais intitulé une pièce «sonate» lorsqu'au début de 2011 je me suis fièvreusement lancé dans la composition de la Sonate liturgique, la troisième du genre, qui fut rapidement complétée (surtout pour une pièce d'environ 32 minutes).

Ces sonates forment en quelque sorte mon journal intime de musicien, non seulement parce qu'elles mettent en vedette les deux instruments dont j'ai appris à jouer, mais aussi parce qu'elles m'accompagnent depuis plusieurs années comme en témoignent leurs dates:
1979: Sonate romanesque, première version
1982: Sonate boréale (opus 4), première version
1990: Sonate boréale, version révisée
2001: Sonate romanesque, version révisée
2011: Sonate liturgique (opus 42)
2011-2012: Nouvelle révision et édition informatique (logiciel Finale) de l'ensemble.
D'ici quelques petits mois, les partitions éditées des trois Sonates seront disponibles.

Les trois Sonates sont indépendantes. Mais elles peuvent aussi être jouées en concert comme une trilogie parfaitement cohérente, le journal intime d'un musicien, son pélerinage dans le temps, depuis l'adolescence (j'ai terminé la Sonate romanesque à 18 ans) jusqu'à la cinquantaine. Cette trilogie occuperait bien un programme de concert, car les minutages respectifs des Sonates sont d'environ 20, 25 et 32 minutes. Indépendantes mais formant aussi un monde cohérent: je suis certain que cet ensemble forme un monument magnifique et, j'ose le dire, très rare en son genre, voir même unique.

Et oui, chers et chères mafiosi de la musique contemporrraine, ces Sonates contiennent de nombreuses innovations! Ainsi, la Sonate liturgique s'ouvre sur une sorte de trille de mon invention et qui, donc, n'existait nulle part avant! Ce n'est qu'un exemple. Mais mes innovations ne sont pas de celles qui se promènent avec une pancarte en criant des slogans tapageurs. Ce qui compte d'abord dans ce cycle de Sonates est l'authenticité de la musique, son intensité aussi, car ces Sonates sont intenses, même «physiques», cela tout en préservant une grande intériorité... toute aussi intense.

Au fur et à mesure que l'édition des partitions progressera, je reviendrai sur chacune de ces Sonates.

Fougères: la suite

Ces dernières années, j'ai composé deux pièces pour l'orchestre de guitares Forestare. Là aussi, il s'agit d'un work in progress. Les deux pièces s'intitulent Fougères: Fougères 1 et Fougères 2. Elles sont indépendantes mais peuvent aussi être enchaînées l'une à la suite de l'autre. La seconde, qui a été créée en concert en 2011, ajoute une contrebasse et un tambour amérindien aux guitares. Il m'est apparu que cette musique sonnerait de façon fantastique pour un orchestre à cordes. Alors en 2011, j'en ai fait une nouvelle version en ce sens. Les deux pièces y sont enchaînées sans interruption (elles ne sont plus indépendantes), formant une sorte de symphonie d'environ 25 minutes. Évidemment, j'ai réécrit la musique mesure par mesure pour qu'elle convienne à un orchestre à cordes. J'ai composé un tout nouveau «pont» qui lie ce qui était Fougères 1 avec ce qui était Fougères 2. Aux cordes s'ajoutent deux percussionnistes jouant marimba, tambour amérindien (tambour à cadre), tam-tam et maracas. J'avoue être très heureux de cette musique un peu âpre mais pleine de mystère et de vitalité; musique qui fait entendre des sonorités rares, comme «boisées» et profondes.

Les versions pour orchestre de guitares demeurent dans mon catalogue, mais cette nouvelle version est si différente que je lui ai donné un nouveau numéro d'opus (43). En ai-je terminé avec Fougères?! Franchement, je n'en sais rien car, à l'image des vivants végétaux, lorsque j'y pense, cette musique continue à donner racines, feuilles et fruits... Un troisième volet pourrait un jour s'y ajouter qui, conformément à la tendance des deux précédents, additionnerait quelques nouveaux instruments et donnerait un tout d'environ 40 minutes. Je verrai...

Une petite dernière

Dans les dernières semaines de décembre, une nouvelle pièce s'est imposée dans mon esprit qui demandait à naître. Je l'ai donc écrite et achevée juste à temps, soit le 31 décembre! Plus court que les précédents avec ses 8 petites minutes, je vous reparlerai prochainement de cet opus 44. À surveiller donc.