MUSIQUE (Composition et histoire), AUTISME, NATURE VS CULTURE: Bienvenue dans mon monde et mon porte-folio numérique!

jeudi 3 avril 2014

Y A-T-IL UNE SPIRITUALITÉ AUTISTE?

BABILLARD AVRIL 2014
*Mise à jour du 17 avril

Lors de mon récent séjour à Québec, j'ai accordé une entrevue à l'émission Curriculum vitae, animée par Madame Dany Bentz, sur les ondes de Radio-Galilée. Cette entrevue sera diffusée en deux parties. Vous pourrez écouter la première partie mercredi 23 avril à 7h30, 14h, 19h et minuit. La seconde partie sera diffusée jeudi 24 avril, à 7h30, 14h, 19h et minuit. Radio-Galilée a trois antennes: 90,9 Québec, 102,5 Beauce, 106,7 Saguenay-Lac-Saint-Jean. Vous pouvez aussi l'écouter sur Internet: 
http://www.radiogalilee.com/
http://www.radiogalilee.com/quoideneuf.html#Anchor11

Dimanche 13 avril: je serai au Salon du livre de Québec, pour une séance de signature au stand de Triptyque (Dimédia), de 14h à 15h. 

Lundi 14 avril: je donne une conférence à Québec pour la Société québécoise de recherche en musique (SQRM), intitulée «Existe-t-il une musique autiste?». Ce sera à 19h, à la Bibliothèque Gabrielle-Roy, Salle Gérard-Martin. Cette conférence est présentée à l'occasion du Mois de l'autisme (par chance, pour moi c'est à l'année). Pour informations: 514-343-6111, poste 31761; Courriel: info@sqrm.qc.ca
http://www.sqrm.qc.ca/
Je reprendrai cette conférence le 14 mai, à la Bibliothèque de Westmount.

Jeudi 17 avril: je donne une conférence de type témoignage et réflexions sur l'autisme pour la Société de l'autisme- région Lanaudière. Ce sera à 19h, à Joliette, au 200 de Salaberry. Pour informations: 450-759-9788, ou 1-866-759-9788 poste #1; Courriel: autisme.lanaudière@cepap.ca
http://www.autismelanaudiere.org/

RETOUR SUR MON VOYAGE EN EUROPE
En mai et juin, je vous raconterai des moments de mon récent voyage en Europe (France et Suisse; 18 mars au 2 avril). La matière est riche et je n'aime pas écrire mes impressions trop rapidement. Par contre, je peux vous dire avoir fait un voyage de rêve, vraiment. J'ai rencontré des personnes extraordinaires, j'ai été reçu avec une amitié émouvante, j'ai vu des endroits superbes, etc. Oui, un voyage de rêve! Je remercie du fond du coeur toutes les personnes qui ont fait de ce rêve une réalité: elles sont nombreuses et je crains d'en oublier. Donc, merci à...:
Une partie de l'équipe technique de l'émission télé Singularités
(Genève) qui m'a reçu en entrevue: Bonjour à vous!
Là, les gens «normaux» sont très minoritaires. Une
oeuvre exemplaire de la Fondation Clair Bois. 
Robert, l'équipe de Triptyque et celle de Québec Édition;
La famille de Claire et Philippe à Paris;
Le personnel de l'Hôtel Lutèce (Paris), super gentil;
Autisme Suisse romande et le Groupe Asperger (Lausanne);
L'équipe de l'Institut Eben Hézer (Lausanne);
Jean-Christophe, Aurélien, Guillaume, les gens de Singularités et de Clair Bois (Genève);
Volontaires pour l'autisme (Lyon) et la Fondation Orange;
Corinne, Sandrine et Cédric qui m'ont généreusement hébergé;
Catherine, Constantin et Alexandre;
Éric, un guide hors pair;
Amandine et Olivier qui ont prêté leur talent à ma musique, et Magali
... en plus de toutes ces personnes qui m'ont fait l'honneur de leur amitié et de leur présence lors des rencontres et des conférences.
Vous êtes merveilleux!

Dommage que la réalité m'ait rattrapé si vite. Je vous fais une confidence. À chaque fois que je reviens d'Europe, il ne s'écoule pas deux jours avant qu'un sentiment d'oppression me prenne, un sentiment dont j'avais du mal à cerner les causes. Mais cette fois-ci, je vois plus clair. Ce n'est pas qu'une vague impression: je ne me sens pas en sécurité chez moi, dans mon pays, et des faits précis me le font ressentir d'autant plus vivement que je les ai oublié le temps de mon séjour en Europe. Cette fois-ci, j'ai eu la nausée face aux attaques personnelles à l'égard du mari de Madame Marois, attaques qui n'ont cessé depuis le début de la campagne électorale. Je constate que l'intimidation prospère toujours au Québec. À ces gens vils, je dis: «Arrêtez ça, bande de caves: c'est répugnant!». À peine revenu aussi, je prends connaissance d'un geste d'exclusion totalement ignoble à mon endroit, au point de revivre un peu l'intimidation vécu au Secondaire. C'est le même scénario: un agresseur, des témoins complices ou qui regardent ailleurs. Sans idéaliser les réalités d'ailleurs, la cruauté se porte très bien au Québec.

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Y AURAIT-IL UNE SPIRITUALITÉ AUTISTE?

«Ouais... permis», dit le ministre.
Avril sera le mois de Pâques, la fête ultime pour les Chrétiens. Alors ce mois-ci, j'explore le spirituel, avec ma petite touche personnelle de gentille ironie.
Pour mes lecteurs hors Québec, je vous situe tout d'abord le contexte parce qu'il est important. Parler religion est très à la mode au Québec depuis l'automne dernier. Surtout parler contre «la» religion. C'est que notre bon gouvernement et le ministre Drainville ont déposé une charte de laïcité dans laquelle se trouvent, à l'usage des totos que sont les électeurs, de jolis pictogrammes pour montrer ce qu'un employé de l'État pourrait porter comme «signe religieux» et ce qu'il ne pourrait pas porter parce qu'«ostentatoire». Ce fut l'occasion d'un fort divertissant psychodrame social. 

«INTERDIT!!!», crie le ministre
Du jour au lendemain, les Juifs portant une petite kippa se la verraient interdite, eux qui en portent au Québec depuis deux ou trois siècles... Mais ce sont les femmes musulmanes portant le voile qui se sont senties les plus visées. Comme cette charte risque de se faire dépecer devant les tribunaux, il pourrait n'en rester qu'une interdiction de signes ou de références au christianisme, ce qui fera l'affaire de nos politiciens cathophobes (cathophobe, comme dans xénophobe ou homophobe). C'est pourquoi je ne voterai que pour un parti qui osera inscrire dans une charte de la laïcité la valeur du patrimoine catholique du Québec. Peut-être que le ministre Drainville en aura l'audace, lui qui affirme qu'on ne peut effacer 400 ans d'histoire. C'est très bien vu. Aux actes maintenant de parler!

Alors je fais attention, je mesure...
Au fond, qu'est-ce que je pense de la laïcité? Je suis moi-même laïc, mais croyant: c'est curieux que le mot laïc rime souvent avec athée alors que cela n'a pas rapport. Mais autrement? J'avoue que c'est pour moi une question secondaire. Voici tout de même une petite histoire vraie survenue vers 1995 alors que je participais à un stage de chant choral à Viviers en Ardèche, France. Après une messe, j’ai entendu le curé dire à quelqu’un : «Il y a un stage de chant choral en ce moment. C’est dommage : avoir su, nous aurions pu inviter les participants à venir chanter». Je trouvais l’idée bonne car l’acoustique de l’église était remarquable, et j’ai donc rapporté ces propos au directeur du stage. Sa réaction m’a surpris : «Ici, l’Église et l’État sont séparés! Pas question de chanter là!». Le ton était tout aussi tranchant. Je ne comprenais pas : se prenait-il pour l’État en personne? Le dimanche suivant, à la fin de la messe, j’ai vu notre directeur aller à la rencontre du curé. Je me suis dit qu’il avait changé d’idée. Mais non : il était venu demander au prêtre s’il pouvait utiliser sa photocopieuse! C'est un peu ce que je pense de la laïcité politique: l’État est séparé de l’Église, sauf quand il a besoin d’une photocopieuse.

*     *     *
À QUOI JE CROIS
Donc, il y a peu, j’ai été reçu par un groupe d’universitaires qui m’avaient envoyé des questions à l’avance, dont celle-ci : «Sachant que les capacités d’abstraction des personnes ayant un TSA [Trouble du spectre autistique] sont plus limitées, comment en êtes-vous venu à adhérer et à croire en la religion?». Chers amis, chères amies, vos questions sont souvent surprenantes! Mais cela fait tout le plaisir de leur répondre, je vous assure!

Monument de Poznan en hommage aux cryptographes
polonais qui sont parvenus à décoder le code secret
dont se servaient les Nazis
Ma réponse est en trois temps. Tout d’abord, je récuse toujours l’appellation de «personne ayant un TSA». Je sais qu’elle est convenue, si l’on adhère au DSM-V (ce qui n’est pas mon cas), mais je la rejette franchement. Je n’ai pas un TSA : je suis autiste. C’est être, pas avoir. Aussi, je constate que je ne suis pas une personne plus troublée que quiconque. La deuxième partie de ma réponse corrige cette idée : «Sachant que les capacités d’abstraction des [personnes autistes!] sont plus limitées…». Vraiment?! Qui donc sait cela??? Je signale que des entreprises informatiques n’engagent désormais uniquement que des personnes autistes, précisément à cause de notre bonne capacité pour l’analyse de systèmes. Nous avons, au contraire, souvent beaucoup d’aisance avec les codes (donc l’abstraction) : lettres, chiffres, programmes informatiques, notes de musique, etc. Finalement, je rappelle qu’il n’y a pas bien des années encore, les «spécialistes» juraient que les personnes autistes sont incapables d’activités imaginaires et symboliques. J’ai appris que le DSM-V a éliminé toute trace de cette idée, peut-être parce que beaucoup d’artistes ont fait un coming out à titre de personnes autistes et que quelqu’un a compris, enfin.

Vous voyez, des questions aussi riches ne peuvent trouver réponse en une phrase, en un «clip». Alors j’arrive au nœud de la question : «Comment en êtes-vous venu à adhérer et à croire en la religion?». Pour être franc, je n’ai pas souvenir d’avoir vraiment adhéré à la religion : j’ai plutôt l’impression, forte et proche de la certitude, d’être né croyant. Cela, cela aussi, fait partie de ma personne. Ensuite, je ne crois pas en la religion. Je crois en l’Évangile, au Christ Jésus, le Fils du Père qui forment un Dieu trinitaire (c’est-à-dire relationnel) avec le Saint-Esprit. «Punaise, Antoine! C’est si grave que ça, l’autisme?!!». 
Non, pas tant que cela, je vous assure. 


Que voulez-vous?, je me sens bien d’être Chrétien, d’être Catholique, et même d’être Catholique pratiquant. Parce que l’Évangile est transcendant, qu’il est bien au-devant de soi. L’Évangile est la semence de l’égalité hommes-femmes (essayez d’y trouver la moindre allusion misogyne), de la séparation  de l’État et de la religion («Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu»), des droits de la personne, etc. Vous me direz : «Ce ne fut pas évident dans l’histoire du Christianisme!». Pas toujours en effet, je vous le concède mais, c’est ce que je disais : l’Évangile est bien au-devant de nous. De plus, et c’est quelque chose qui m’importe, le Christianisme a mis fin aux sacrifices d’animaux. C’est comme dans ces phrases du Pape Saint Léon le Grand : «Personne n’approche autant de la connaissance de la vérité que celui qui comprend que, dans les choses divines, même s’il avance beaucoup, il reste toujours quelque chose à chercher». Chercher, être en marche, se tromper, se relever, méditer les belles choses que l’on trouve…

Lors de la rencontre, l’étudiante a précisé sa question : «Dieu, c’est une abstraction. On ne le voit pas, il n’est pas démontrable». C’est curieux mais, pour moi et depuis ma petite enfance, le monde est de Dieu et ne serait sans lui. Donc, il n’y a rien d’abstrait là. Je ne crois pas au «Dieu des philosophes» - si ces derniers coquins en ont toujours un… «Oui, mais où est-il donc?!». Je crois en Dieu, mais pas en n’importe quel dieu : je crois en celui de l’Évangile. Les autres, je ne les déteste pas, mais je ne crois pas en eux, pas même au gentil Ganesha avec sa belle trompe d’éléphant… En mode Chrétien, Dieu s’est fait homme : c’est «Dieu parmi nous» (un blasphème pour d’autres religions). «Où donc était Dieu lors de l’Holocauste perpétré par les Nazis?!». Il était dans une chambre à gaz. Il s’est fait méprisé, torturé, assassiné. C’est là qu’il était. C’est cela, la Croix du Christ. Pas un Dieu calé tout confort au Nirvana : un Dieu qui est avec nous, dans nos joies et nos peines, même dans les pires expériences. Qui nous devance dans sa Résurrection, selon sa très ancienne Promesse.

Mais attention! Je crois en mode autiste; je suis catholique en mode Asperger. Le bon Pape François a déclaré, maladroitement pour une rare fois, que l'Église ne doit pas être autiste. Pourtant, je ne peux que croire à partir de qui je suis, chose qui a des implications.

LA SPIRITUALITÉ DE JACOB

L'Échelle de Jacob, selon William Blake.
Jacob (lire plus loin) a vu en songe une échelle
reliant le Ciel et la Terre, le monde visible et
le monde invisible.
Je reçois beaucoup de correspondance et de témoignages de personnes autistes d’ici et d’ailleurs. Je suis des plus heureux de pouvoir échanger avec vous! Je ne dis pas d’où ni rien pour l’identifier : un médecin m’a contacté. Appelons-le Camille. C’est un expert mondialement renommé dans le traitement d’une grave maladie organique souvent mortelle. Et oui, ce médecin est autiste de type Asperger comme moi. Vous voyez : nous pouvons tout faire… si on nous en donne la chance, si on ne nous discrimine pas (là, j’en demande beaucoup à certaines personnes, je le sais). Camille trouve toute sa joie à accompagner ses malades, à les aider, à les soigner, avec immense compassion. Les Autistes sont personnalistes : nous voyons des personnes, avant de voir des représentants de tel ou tel groupes communautaires. Nous vivons dans le «Je» et le «Tu», mais peu dans le «Nous» (vous comprenez mon ennui face aux débats identitaire autour de la charte des valeurs québécoise!). Tout à ses patients, Camille souffre de voir quotidiennement des malades traités en numéros, des médecins à l’ego surdimensionné qui ne ratent aucune occasion de bullshiter leurs collègues, des cadres et des fonctionnaires atteints de réunionite, de colloquite, de réglementite aigües et chroniques, etc. Camille en est écoeuré. Certains jours il désire tout lâcher, d’autres jours il rêve à s’exiler pour pratiquer la médecine ailleurs. Mais aux dernières nouvelles, il tient bon. À cause de ses patients. Uniquement. Je ne sais pas trop pourquoi mais Camille me fait penser à moi. Hum... 


Delacroix: Le combat de Jacob avec l'Ange
(lire plus loin).
Curieusement, il n'y a pas d'Ange dans le récit,
mais un homme qui est en fait Dieu

J’entends dire que «le sens de la vie, c’est d’être heureux». Je veux bien. Mais, je l’ai écrit dans Musique autiste et mes nombreuses rencontres me le confirment, ce n’est pas là une vision autiste du monde. Tant mieux si du bonheur nous est donné, mais ce n’est pas si important. Ce qui nous importe beaucoup plus est de croire à notre mission sur Terre, petite ou grande, de recommencer tant qu’il faut dans l’espoir de s’approcher d’un certain idéal qui nous dépasse, d’un idéal pas nécessairement accessible ou réaliste. Nous sommes trop conscients des travers des autres, des institutions, de l’humanité, et beaucoup trop conscients de nos propres travers humains pour pouvoir trouver un repos durable en ce monde. Et donc être parfaitement heureux.



Certaines personnes cherchent à nous normaliser (à leurs conditions), à nous «intégrer» (à leur manière de penser), sans nous demander notre avis, sans écouter nos rêves, sans même nous voir comme de véritables personnes humaines et, surtout, sans nous laisser un peu de place. Cette place, nous devons la prendre presque de force et, trop souvent, nous n’y arrivons pas : «Penses-y même pas, le débile!». Nous intégrer : je ne crois pas que la mission des personnes autistes en ce monde soit de s’y intégrer (il nous faut tout de même le faire un peu), mais plutôt de le critiquer, voire le contester, ne serait-ce que par notre manière naturelle (et quelquefois dérangeante) d’être différents. Il n’y a pas là de méchanceté. Pas plus qu’à passer du temps à se trémousser sur des musiques insignifiantes pendant que des millions de gens sont déplacés par des guerres et vivent misérablement dans l’indifférence mondiale.



La spiritualité autistique ressemblerait donc à celle de Jacob, ce personnage grand et fort étrange de la Genèse, petit-fils d’Abraham et père de douze garçons qui fonderont les douze tribus d’Israël.
Le combat de Jacob avec Dieu.
Gravure de Gustave Doré.
Dans la nuit, Jacob reste seul. Quelqu’un s’approche [c’est Dieu lui-même sous forme humaine] et entreprend de lutter avec lui jusqu’à l’aurore. Comme il ne parvient pas à maîtriser Jacob, il le frappe à la hanche et le blesse.
- Lâche-moi donc à présent, car le jour se lève.
Mais Jacob lui répond :
- Je ne te lâcherai pas avant que tu m’aies béni.
- Quel est ton nom?» demande l’Homme.
- Jacob.
- Eh bien, à l’avenir, lui répondit-il, ton nom ne sera plus Jacob, mais Israël, Que Dieu se montre fort, car tu t’es montré fort contre Dieu et tu l’as emporté.
Jacob demande à son tour :
- Révèle-moi ton nom.
- Pourquoi me le demandes-tu? Il est mystérieux.
Et là-même, il le bénit, tout en le laissant meurtri. Jacob donna à ce lieu le nom de Pénouel, la Face de Dieu, «car j’ai vu Dieu face à face, dit-il, et j’ai eu la vie sauve».
(Genèse, chapitre 32, versets 23 à 31)

Cela me rappelle cette histoire d'un moine russe. Cet été-là, il y avait une terrible sécheresse: tout brûlait, jamais de pluie, prières vaines. Un bon moine s'est fâché: il s'est emparé de l'icône du Christ, l'a apporté dehors, l'a mise en plein soleil et a dit: «Mon Tab... [juron russe], si tu ne fais pas tomber de la pluie, tu vas rôtir là!» Et il paraît que la pluie n'a pas tardé.
Telle est la spiritualité autistique. Dieu aime-t-il les personnes autistes? Même avec Lui, il nous faut se battre, «jusqu’à l’aurore» : Il nous bénit mais nous laisse meurtris. La blessure de Jacob sera permanente. Même parmi ceux qui ont le plus accompli en ce monde, je vois beaucoup de gens meurtris chez les Autistes. Combat, blessure, bénédiction : voilà notre vie!



PRIER EST BON POUR LA SANTÉ! 
Mais prier aussi? Chères amies, chers amis, vous avez tout intérêt à prier si vous ne le faites pas déjà, et même si vous ne croyez pas. Je parle de prier, prier un Dieu dans un cadre religieux traditionnel. En termes de bienfaits sur la santé, prier est plus puissant que méditer : c’est ce que démontrent de nombreuses études scientifiques récentes. Je résumé ces bienfaits :  
Une fonction immunitaire améliorée 
Une réduction du risque de mourir d’un infarctus ou d’un AVC
Un risque 50% moins élevé d’être atteint de la maladie d’Alzheimer
Moins de stress dû à une augmentation de la paix intérieure
Une réduction ou l’élimination des attaques de paniques, d’anxiété et de dépression
Une réduction de l’impact de la douleur chronique
Une perspective d’avenir plus heureuse et plus positive
Une augmentation de la capacité à ressentir l’amour et la compassion…
Une amélioration de la mémoire et des capacités mentales
La prévention du rétrécissement du lobe frontal, qui est la cause de la perte de mémoire, de la dégénérescence mentale, et même de l’Alzheimer
Une réduction du stress et des émotions négatives.
Et finalement, une vie plus épanouie, plus longue et plus en santé

Quand même pas vilain, non? Cela me rappelle ce conseil qu’un sage de la nation Sioux donnait à un visiteur désireux de cesser de fumer (le tabac étant une herbe sacrée dans la culture amérindienne)» : «À chaque fois que tu fumes une cigarette, fais une prière. Ou tu cesseras de fumer, ou bien tu prieras beaucoup. D’une manière ou de l’autre, tu seras gagnant!»

JOYEUSES PÂQUES!!!

SOURCES DES ILLUSTRATIONS: WIKIPÉDIA, COLLECTION PERSONNELLE